À propos

Formation professionnelle

Dans tous les arts, l’interprète, l’artiste en devenir, cherche le moyen d’exceller et de s’épanouir dans sa discipline. Les moyens d’y arriver sont riches et variés et passent par la transmission, la découverte et la (re)connaissance. Que ce soit de manière autodidacte, dans la rue, sur les bancs d’une école, dans un studio de danse ou face à son écran, la formation est omniprésente dans la vie d’un danseur. Oui je réaffirme la notion de formation pour ceux qui veulent devenir danseur professionnel car les compétences d’un interprète aujourd’hui sont beaucoup plus large qu’une seule maitrise technique. La formation d’interprète telle que je la ressens est fortement liée à une création toujours plus foisonnante, riche, complexe dans une société en perpétuelle mutation. Une évolution qui progresse vers davantage de performance, de diversité, de fusion et de métissage. L’artiste interprète doit être connecté à ces changements et les formations doivent faire école, travailler sur leurs codes et les ouvrirent. J’insiste sur le mot « artiste » car c’est avant tout ce qu’il faut essayer de faire éclore chez ces jeunes danseurs. Les formation se doivent de développer un projet artistique, qui ne verrouillent pas les individus, et qui permettra l’émancipation des artistes de demain. Former des artistes mais aussi des citoyens conscients du monde où ils vivent : réceptifs, sensibles et prêts à faire de grands ballets, des performances, s’attaquer à des préoccupations de la société ou travailler avec des amateurs. Des danseurs prêts à comprendre le propos du chorégraphe à le défendre, à le porter et à y apporter sa singularité d’interprète.

Anthony Égéa, chorégraphe de la compagnie Rêvolution

Crédit : Enki Djipal