Formation professionnelle

La formation professionnelle ne reprendra plus,

mais voici ce que c’était : 

Publié le : 01 sept. 2021. Dernière mise à jour : 7 jan. 2022

La formation professionnelle Rêvolution, qu’est-ce que c’est ?

La formation professionnelle forme pendant trois ans de futurs danseurs interprètes. Elle implique un apprentissage quotidien de la danse classique qui s’inscrit dans une vision propre à la démarche artistique du chorégraphe Anthony Égéa : un danseur capable de glisser d’une technique à une autre, de les fusionner et de les faire entre en résonance. Une danse qui oeuvre à l’imbrication des techniques et du métissage des virtuosités pour donner à voir une danse hybride, personnelle, habillée de finitions classiques et de fulgurances urbaines. Des rencontres avec des danseurs, des chorégraphes et des techniques spécifiques leur permettent de développer leur réseau, leur créativité et leur sensibilité artistique.

Ils travaillent sur les différentes fonctions du métier d’interprète et approfondissent leurs connaissances dans des champs comme la pédagogie, la médiation, la culture chorégraphique et l’administration. La professionnalisation par le biais de mise en pratique est un élément majeur de leur apprentissage, en parallèle d’un suivi individualisé.

 

Les stagiaires vont être accompagné sur deux années de formation + une année d’insertion professionnelle dans le Jeune Ballet Urbain , afin de répondre aux différentes fonctions du métier de danseur : être pluridisciplinaire, interprète, pédagogue, créateur, entrepreneur.

Les objectifs :

  • Se former : approfondir son niveau technique en danses urbaines, acquérir les fondamentaux en danses académiques par le biais de cours techniques réguliers.
  • Se professionnaliser : explorer divers univers en tant qu’interprète grâce à des semaines de worskshop, résidences, encadrées par des chorégraphes ou professionnels de disciplines transversales (cirque, théâtre, pilate, yoga…).
  • S’insérer : expérimenter et multiplier les expériences scéniques aux cours des manifestations ou évènements prévus tout au long de la formation.
  • Se reconvertir : disposer des outils nécessaires pour pouvoir approfondir ses connaissances dans les champs de l’anatomie, l’histoire de la danse, l’administration du spectacle vivant, la médiation et la pédagogie

Pour qui ? Les pré-requis.

Des danseurs hip hop confirmés, désireux de se professionnaliser dans le métier d’interprète, de s’ouvrir à de nouvelles techniques de danses, d’appréhender des disciplines complémentaires à l’art chorégraphique et découvrir les savoirs associés du spectacle vivant. Mais aussi pour des danseurs issus des danses académiques ayant la volonté de développer la fulgurance et les énergies des danses urbaines.

  • Être âgé de 18 à 30 ans
  • Avoir un niveau technique confirmé dans une esthétique urbaine (hip-hop, breaking, house, afro, dancehall, electro, popping…) ou révélant des prédispositions au développement des qualités des danses urbaines (écoute de la musique, capacité à freestyler…)
  • Être apte à pratiquer la danse de manière intensive
  • Être dans la démarche d’appréhender et d’acquérir les fondamentaux des danses académiques
  • Ouvert à toutes nationalités.

Pour les personnes en situation de handicap, veuillez nous contacter directement

Quand ?

La formation se déroule sur trois années scolaires. Les deux premières années se tiennent d’octobre à mi-juillet et totalisent 940 heures d’enseignement chacune. Le volume hebdomadaire est de 30 heures par semaine. Les lundis, mardis, jeudis et vendredis les cours se déroulent de 9h00 à 13h00 et de 14h00 à 17h15. Le mercredi de 9h00 à 13h15 et de 14h à 15h. 

Il n’y a pas cours les week-ends, les mercredis après-midis, les jours fériés et les périodes de vacances scolaires de la zone A. Des projets extérieurs et ponctuels peuvent avoir lieu en soirée et les week-ends.

La troisième année, le Jeune Ballet Urbain, est réalisée d’août à juillet (saison culturelle) avec des périodes de création, de répétitions, de cours et de tournées.

Où ?

Les cours de la formation professionnelle Rêvolution tient place au sein du bâtiment Le Performance, centre de l’activité de la Compagnie Rêvolution en plein centre du quartier dynamique des Chartrons, au 6 Rue Ramonet 33000 Bordeaux.

Pour une visite du Performance, le bâtiment dans lequel se déroulent les cours, voyez ci-dessous notre visite virtuelle.

Coût de la formation

  • 1ère année : 250€ de frais d’inscription + 3300€ de formation
  • 2ème année : 3300€ de formation
  • 3ème année – JBU : 1000€ (répétitions non rémunérées, tournées prises en charge intégralement par la formation : logement, transports, repas – rémunération sur les dates programmées)

Possibilité de prise en charge individuelle selon situation, profil et organismes financeurs. Ces tarifs sont basés sur la promotion 2020-2023, sous réserve de modifications.

En savoir plus

Dans tous les arts, l’interprète, l’artiste en devenir, cherche le moyen d’exceller et de s’épanouir dans sa discipline. Les moyens d’y arriver sont riches et variés et passent par la transmission, la découverte et la (re)connaissance. Que ce soit de manière autodidacte, dans la rue, sur les bancs d’une école, dans un studio de danse ou face à son écran, la formation est omniprésente dans la vie d’un danseur.

Oui, je réaffirme la notion de formation pour ceux qui veulent devenir danseur professionnel car les compétences d’un interprète aujourd’hui sont beaucoup plus larges qu’une seule maîtrise technique. La formation d’interprète telle que je la ressens est fortement liée à une création toujours plus foisonnante, riche, complexe dans une société en perpétuelle mutation. Une évolution qui progresse vers davantage de performance, de diversité, de fusion et de métissage. L’artiste interprète doit être connecté à ces changements et les formations doivent faire école, travailler sur leurs codes et les ouvrirent.

J’insiste sur le mot « artiste » car c’est avant tout ce qu’il faut essayer de faire éclore chez ces jeunes danseurs. Les formations se doivent de développer un projet artistique, qui ne verrouillent pas les individus, et qui permettront l’émancipation des artistes de demain. Former des artistes mais aussi des citoyens conscients du monde où ils vivent : réceptifs, sensibles et prêts à faire de grands ballets, des performances, s’attaquer à des préoccupations de la société ou travailler avec des amateurs. Des danseurs prêts à comprendre le propos du chorégraphe, à le défendre, à le porter et à y apporter sa singularité d’interprète.

 

Anthony Égéa, chorégraphe de la compagnie Rêvolution.