

A même de satisfaire un besoin d'introspection, Soli met en lumière un niveau plus charnel de la sensibilité des danseurs.
Une expérience de mise à nu, lever de voile sur la personnalité du danseur, une mise en danger de l'interprète hip hop qui doit s'affranchir de sa seule virtuosité pour aller vers la grâce.
Dans un mouvement solitaire où se manifeste le patrimoine des souvenirs et des sentiments individuels, le solo oriente le regard sur le danseur en tant que personne.
Seuls en scène, les danseurs peuvent s'abandonner, se gérer librement. Ils expérimentent et inventent avec le chorégraphe une manière de plonger en eux.
Leur personnalité se manifeste fièrement et c'est dans un mouvement proche de la chute qu'ils se dévoilent.
Soli 1
Sauvage, énergique, l'interprète nous donne à partager une souffrance magnifiée, nimbée de ténèbres. Une expression de la bestialité, une humanité rageuse, une plongée dans la démence inspirée par les écrits d'Antonin Artaud, à travers une chorégraphie violente et acharnée.
Soli 2
Séductrice, Emilie Sudre vampirise le public d'une démarche féline, accapare le regard, joue l'attraction et le rejet. Le mouvement cyclique et lancinant se déconstruit pour créer un personnage complexe, entre guerrière vindicative et beauté farouche, alliant sensualité et magnétisme du corps.
Soli 3
Une évocation du désoeuvrement et de l'abandon, interprété tout en décalage et subtilités, un hip hop épuré où la performance physique s'estompe pour une chorégraphie syncopée, déliée, inattendue.