"Un registre étonnant qui présage un avenir insolite... "
Lire l'article Télérama par Rosita Boisseau/ dans le guide des festivals 2008
Sujet réalisé par Claire Hazan le 19 juin dans le cadre du festival Danse Hip Hop Tanz au CND pour
Pariscope:
à voir sur
http://spectacles.premiere.fr/pariscope/theatre/exclusivites-spectacle/videos/festival-hip-hop-tanz
"Les danseurs hip hop sont des curieux et des gourmands. Jamais en reste de nouveaux apprentissages, ils ont tout testé, tout intégré depuis vingt ans : le contemporain, la danse traditionnelle indienne, le flamenco Ils s'attaquent aujourd'hui à la danse classique, ses codes, son vocabulaire, ses pièces de répertoire.
Ils évoquaient depuis quelques années leurs points communs avec le ballet : même goût pour l'exploit, la virtuosité. Ils passent aujourdhui à l'acte avec des pièces ouvertement inspirées par le répertoire académique.
Urban Ballet de Anthony Egéa résulte de quinze ans de passion pour la danse classique qu'il découvre tout jeune au début des années 1990, grâce à des bourses et à l'école de danse de Cannes. Il y a cinq ans, il concrétise son rêve : ouvrir une école dont les deux enseignements de base sont le hip hop et le classique.
Les danseurs d'Urban Ballet en sortent. "Je veux donner une finition classique au hip hop, explique-t-il. Je tente aussi d'inventer une gestuelle hybride, en combinant, par exemple, l'aérien des classiques, avec le travail dans le sol du hip op.
Pour cette danse de solitaire qu'est le hip hop, le corps de ballet est aussi une manière de s'inventer une respiration partagée. A l'unisson, Urban Ballet, sur le boléro de Ravel, fait le pari de la communauté. "
Rosita Boisseau, Le Monde, 12 janvier 2008
"Je cherche toujours à mettre en valeur ce genre de chorégraphie qui mélange les genres. Je revendique dans la danse contemporaine, son côté ouvert et large. Le travail de la Cie Rêvolution est intelligent et bien ficelé. Non pas du pur hip hop, mais bien de la danse. Je trouve que les gens qui font du hip hop sont des techniciens phénoménaux, qui bossent très dur. Ce spectacle Urban Ballet symbolise cet art du métissage. Une mixité très intéressante qui peut ouvrir vers un autre public. "
Philippe Saire, Théâtre Sévelin 36, Lausanne, dans 24 heures, septembre 2008
"Un solo, un trio, deux pièces de groupe sont les composantes d'Urban Ballet présenté par la cie Rêvolution. La spécificité de l'écriture d'Anthony Egéa vient de sa formation à trois facettes (hip hop, classique, Alvin Ailey) que le chorégraphe réussit à articuler."
Michel Barthome, Danse, décembre 2008
"Urban Ballet ou l'énergie du hip hop alliée à l'évanescence de la musique dite savante (classique, baroque, contemporaine). La danse urbaine interprétée sur de la musique écrite : la compagnie Rêvolution relève le défi avec assurance et panache. Assurance car la technique hip hop est vaste, et tient autant à la puissance corporelle qu'à la précision du mouvement ou à la légèreté. Et panache, car Anthony Egéa est un chorégraphe qui a l'audace de celui qui connaît et aime son sujet.
Il ose alors un spectacle inhabituel, qui, bien plus que le mélange des genres, élabore une danse contemporaine aussi élégante qu'hardie, où il intègre à part égale le hip hop originel et son expérience classique.
[...]
Les danseurs, pour la plupart formés à l'école d'Anthony Egéa, se jouent de la technique comme de la pesanteur. Ils sont excellents. "
Céline Musseau, Sud Ouest, 14 mai 2008
"L'heureuse surprise du festival. Construite habilement, l'?uvre est intense du début à la fin. La chorégraphie est un cocktail de réminiscences classiques, d'attitudes gestuelles contemporaines avec pour fil rouge un hip hop souvent sophistiqué et hors des sentiers battus, savamment dosé. [...] Voici un travail qui mérite d'être soutenu et surtout diffusé pour le plus grand bonheur du public.
Jacques Morleau, L'Echo, février 2008
Photo URBAN BALLET pour Le Monde Des Livres
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