
Quelques repères biographiques
En 1984, Anthony Egéa découvre la danse hip hop et multiplie les apprentissages de techniques variées.
Grâce à la bourse chorégraphique du Ministère de la Culture, il se perfectionne à l'Ecole de Rosella Hightower à Cannes où il s'initie, entre autres, à la danse classique, puis décroche une bourse du Ministère des Affaires Etrangères pour aller suivre des cours à l'Alvin Ailey Company à New York (1997-1998). Ce bagage chorégraphique très riche lui permet d'investir le plateau en esprit libre, soucieux de toujours aiguiser l'intelligence du corps grâce à de nouveaux apprentissages.
Complice du chorégraphe Hamid Ben Mahi, il met en scène avec lui deux pièces "Rue Magique" (1993) puis "Noir/ Blanc" (1999). Depuis, en solo, il a signé "Tryptik" (2001), "Amazones" (2003), "Soli" dont est extrait "Soli 2" interprété par Emilie Sudre (2005) et "Urban Ballet" (2008).
Anthony Egéa est l'un des rares du milieu hip hop à chorégraphier pour des femmes en mettant en avant leur féminité avec raffinement. Ses motifs d'inspiration, autour de la nudité, la sensualité, la liberté, le dévoilement, prennent sens et évidence grâce à un travail approfondi entre beauté et force, ligne et muscle. Un équilibre délicat qu'Anthony Egéa réussit à rendre palpable.
Irène Filiberti


